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lundi 6 mars 2017

AVANCEMENT VISUEL DANS LA PLANIFICATION 4D





DE LA 4D A LA PLANIFICATION VISUELLE

Depuis quelques années le concept de 4D s’est affiné. On parle plus volontiers de BIM construction voire de Planification 4D. Cette capacité à affiner la notion permet d’aborder un autre versant de la 4D.
Longtemps envisagée dans les phases de création, visualisation, optimisation et sécurisation de l’ordonnancement des séquences de montage d’un ouvrage, la 4D progresse du fait même de son utilisation. Pour autant une part de la valeur ajoutée de ce travail en bureau s’évapore lorsqu’on passe sur le chantier : Comment transmettre au chef de chantier et au conducteur ce travail amont qui a été réalisé ?
De nombreux post, précédent ont présenté SYNCHRO SITE comme étant un outil permettant de faire descendre la 4D sur le chantier.

SYNCHRO SITE – version 1.0
SYNCHRO site à ses débuts traduisait la digitalisation des processus et outils initiaux (papier et crayons) pour effectuer un avancement sur chantier. Bien que l’interface permettait de disposer d’une vue 3D et des tâches sélectionnées à mettre à jour, l’avancement se faisait quasiment de la même manière que pour un avancement à la main (entrées des données par le planning ou par l’objet 3D sélectionné et inscription soit d’un pourcentage d’avancement soit d’une date de fin prévisionnelle). Le retour d’infos dans le planning permettait d’une part de dématérialiser le support et d’éviter une ressaisie des infos dans le planning. Gain de temps évident mais qui laissait de nombreuses interrogation en suspend (comment dénombrer dans le planning les tâches faites ou pas faites autrement que par la date  à inscrire ?)

SYNCHRO SITE – version 2.0
Les étapes d’une tâche, (dont voici le principe rapidement pour mémoire), permettent d’affecter un code couleur  à une étape d’une tâche pour renseigner sur l’avancement. Ex : pour la tâche voile 1, couleur  rouge j’installe la banche, bleu, je coule, vert ça sèche, violet je décoffre.
Cette approche envisagée dans SYNCHRO SITE a permis d’apporter une réponse à la question précédente : je peux dénombrer le travail réalisé sans alourdir le planning en évitant de créer des tâches inutiles pour les mettre à jour (0 à 100%). J’ai une progression de mon chantier par un aperçu visuelle et si je compare entre le réel et le planifié je sais rapidement dire si je suis en retard ou avance de phase.
Ça veut dire que je dois rentrer deux avancements (visuel par code couleur et par pourcentage). Pourquoi ne pas effectuer une seule opération et gagner du temps ?

SYNCHRO SITE – version 3.0
Grâce à l’intégration des commandes de script dans le logiciel SYNCHRO, la « liaison » entre les statuts des ressources de la tâche (étape) le code couleur associé et le pourcentage d’avancement a pu se faire. Autrement dit dans la mesure où une règle d’avancement est définie préalablement (par ex : avancement par quart. Si dans le cadre d’un voile on considère que chaque étape (pose de banche, coulage, séchage etc…) vaut 25% d’avancement, relié au code couleur déjà précédemment défini, un chef de chantier, conducteur ou OPC voire un planificateur pourra se rendre sur le chantier et sélectionner un objet 3D, inscrire la couleur correspondant à l’état d’avancement et de ce fait associer automatiquement un pourcentage d’avancement.
On élimine une étape d’entrée d’information et on automatise l’avancement.


UN PREALABLE ESSENTIEL : DEFINIR UNE REGLE D’AVANCEMENT
La version 3.0 du SYNCHRO SITE ne présente de l’intérêt que si on est en mesure de définir préalablement une règle d’avancement qu’on va appliquer de façon uniforme pour un type de tâches défini. Sans nécessairement induire de la complexité, cela nécessite une réflexion sur l’avancement en début de projet pour que lors de réalisation de la 4D dans la phase préparation, le paramètre soit intégré dès le début.


jeudi 11 février 2016

ESTIMATION DE PRIX ET BIM CONSTRUCTION (4D)

Valeur Financière et Valeur Temporelle 


Le coût et le temps sont 2 des trois composantes de la bonne gestion des projets et lorsqu'il s'agit d'estimer la valeur d'un ouvrage à construire, on fera application du principe "le temps c'est de l'argent".  Dès lors point n'est besoin d'être devin pour savoir que l'estimateur va prendre en compte, les matériaux et le matériel et tout autre moyen pour réaliser ainsi que le temps qu'il va y associer pour effectuer le travail sans compter les bonshommes qu'il lui faudra pour tout réaliser.

Qui de la Poule ou de l'oeuf ....

Appliqué à l'estimation d'un coût, la question prend son sens dans le cadre d'un constat. Partir d'un choix de matériel lié à des exigences réglementaires et artistiques constitue une base de travail. Partir également d'une méthode constructive et s'interroger sur un gain de temps , d'efficacité et donc de prix est aussi intéressant. Dès lors pour l'estimateur se pose la question cruciale de savoir "qui de la poule ou de l'oeuf arrive en premier" (est-ce l'estimation procède d'abord de la méthode constructive puis du choix des matériaux ou l'inverse ?)

Les deux mon capitaine !!!!!

Il n'y pas pas besoin de les opposer. Le paradoxe ne se surmonte que grâce a une vision un peu plus intégré des choses. Chaque approche a du sens mais  il ne faut pas prendre le problème de façon chronologique plutôt de façon parallèle ! Estimer par le matériel et matériaux, les durées de temps de montage et les personnes associées et en même temps construire en parallèle sa méthode constructive en tenant compte également des aspects coûts tel est la clé du succès.

Le BIM Construction (4D) pour résoudre l'équation 

Pour faire les deux en même temps, il faut disposer de l'information au même moment ; pouvoir y accéder, comparer, arbitrer et choisir. Le Modèle 3D est un formidable receptacle à informations. (Sur chaque objet 3D on peut associer des attributs comme les caractéristiques de l'objet). Aujourd'hui  les notices d'information du constructeur fournissent même un temps moyen de montage et le nombre de ressources associées.
En récupérant ses informations sur un modèle designé "as build"  donc dans son état final, le Responsable méthode va pouvoir, au-delà de la séquence d'assemblage qui'il connait et qu'il va exprimer dans un planning, récupérer les éléments du modèle et les utiliser pour calculer les durées de tâches. L'adjonction des éléments associées va lui permettre de construire une première version de planning et challenger cette méthode par rapport à ses indicateurs de performance (fiabilité, faisabilité mais également compatibilité avec les coûts). La liaison entre le planning et la 3D (la 4D) offrira la dimension spatiale de la faisabilité du projet et une fois les ajustements réalisés, une revue d'estimation/méthode permettra d'arbitrer les choix et en vue de simuler à nouveau selon les nouveaux intrants La mitigation par processus itératif permettra de positionner l'estimation au climax de sa performance entre faisabilité et coût.

"L'équilibre c'est de se sentir à sa place"


Etre en situation de défendre ses choix par une représentation visuelle du planning conçue sur la base d'informations provenant de la maquette à travers des données tierces (constructeur, un respect du cahier des charge) un savoir faire propre et l'assurance que le projet est faisable (vérification en 4D), c'est créer l'optimum pour remporter l'affaire.
cette approche de travail permettra également d'argumenter et même de proposer des variantes en s'engageant sur la faisabilité et le respect des délais. En conclusion on pourra proposer une offre équilibré et acceptable.

 
La Rédaction 

jeudi 16 janvier 2014

PRIMAFRANCE LANCE LES SERVICES 4D

Conjuguer le besoin et le budget 

Depuis quelques années la 4D a fait son entrée 
chez les constructeurs, les architectes,  les
bureaux d'étude. La maîtrise d'ouvrages publics s'y intéresse de près et commence à conduire des opérations d'aménagement en 4D. Les collectivités territoriales s'équipent en maquette numérique et les grands acteurs publics (transport, équipement) ne sont pas en reste.

Pour autant la 4D selon certain reste l'apanage des grands projets ou des projets complexes qui requiert une meilleure visualisation des séquences de construction ou du suivi du planning. "Une opération simple techniquement ne nécessite pas de 4D". Plus encore, "ce n'est qu'à compter d'un certain montant que l'on utilisera la 4D car l'investissement est conséquent." C'est pour lever ces freins et combattre ses lieux-communs que PRIMAFRANCE a lancé pour 2014 les services 4D


LES SERVICES 4D DE PRIMAFRANCE 

5 services autonomes mais interconnectés à votre disposition: 

CRÉATION OU RECUPERATION DU/DES MODÈLES 3D: la mise en place d'une 4D nécessite de se doter tout d'abord d'un modèle 3D qui représente l'ouvrage à construire. 

PRIMAFRANCE propos, soit de partir de l'existant en utilisant le modèle 3D que vous nous confiez, soit de créer le modèle 3D à partir de l'ensemble de vos documents (plan de situation, photos, plan de masse) la création du modèle va impliquer un travail de digitalisation des plans 2D et d'extrusion permettant aussi de reprendre l'ensemble des éléments sur le gros oeuvre et en fonction de votre besoin intégrer le second oeuvre ainsi que l'ensemble des éléments (intégration du bâtiment dans ses alentours + paysage).
Vous disposez d'un 3D enrichi (côtes, possibilité de sortir les quantitatifs matériels).


ENRICHISSEMENT DU/DES MODÈLES 3D

PRIMAFRANCE réalise en accompagnement pour ses clients 
- la réalisation du phasage de la construction. Le degré de granularité dépendra du stade auquel se trouve le projet  (pré-étude, études, phase de réponse à appel d'offre ou bien préparation de chantier)
- le plan d'installation du chantier (exploitation de la topographie en 3D, et traduction en 3D du plan de masse - ouvrage à construire)
- le placement des clôtures sur le chantier 
- la définition et placement des engins de levage sur le chantier (position géographique sur le 3D)
- le schéma de positionnement de la base vie 
- le schéma de positionnement des réseaux de chantiers (incluant eau potable, eau usée, téléphonie et électricité)
-  la représentation des flux de déplacement sur le chantier (base vie, zone de travail, grue, zone de stockage etc...)
- la zone de stockage des matériaux et matériels 
- la prise en compte de la réglementation HQE sur le chantier (définition des zones de tri de déchets et espace dédiée au traitement des eaux chargés en ciment + définition des emplacements de stockage des polluants)

PRIMAFRANCE réalise pour le compte de son client le planning des méthodes. (le phasage ainsi que l'ensemble des enclenchements, le calcul des durées en tenant compte des métrés et des cadences).

RÉALISATION D'UN PLANNING INTÉGRÉ

LES +  PRIMAFRANCE :  
Grâce à la 4D vous disposez non seulement d'un 3D enrichi mais aussi d'un planning qui va intégrer les séquences du plan d'installation du chantier.
Pas besoin de créer son planning d'installation de chantier à part et essayer de réaliser des liens inter-planning pour rendre l'ensemble cohérent, la 4D vous permet d'intégrer dans le planning des méthodes, vos séquences pour l'installation du chantier en tenant compte du temps de montage et démontage des équipements temporaires.

Mieux encore, la 4D vous permet de réaliser grâce à cette intégration , une vérification pour détecter une éventuelle coactivité liée non pas à l'ordonnancement des tâches mais à leur position sur le calendrier.

CRÉATION DE LA LIAISON 3D/PLANNING

PRIMAFRANCE réalise l'acte de 4D (liaison 3D/planning) pour le compte de son client à travers les services suivants : 

- expression de la granularité de la cinématique 4D (apparition d'1 élément ou d'un groupe d’éléments) 
- représentation de la granularité (apparition d'un seul bloc ou bien par balayage progressif horizontal et/ou vertical)

DÉFINITION DU SCÉNARIO ET ANIMATION VIDÉO A PARTIR DE LA CINÉMATIQUE 4D

PRIMAFRANCE va bâtir en collaboration avec le client le scénario en image de l'animation pour permettre de traduire les livrables suivants: 
- le phasage du bâtiment
- le plan d'installation du chantier 
- l'élévation générale (sur lequel apparaît l'altimétrie des engins de levage, ...)







jeudi 20 juin 2013

MOBILISATION 4D CHEZ PRIMAFRANCE



Faire dialoguer les métiers avec la 4D 


Face à l'intérêt croissant de la 4D auprès des professionnels de la construction, PRIMAFRANCE a organisé pour le compte de son client VINCI CONSTRUCTION FRANCE, une conférence sur le sujet.


Au menu : les fonctionnalités de Synchro, la méthodologie  4D et les perspectives de développement des outils et du services autour de cette nouvelle approche de construction.

De nombreuses délégations ont fait le déplacement et des échanges constructifs ont été menés autour des problématiques de terrain rencontrés par les professionnels.


Dans une économie qui s'ouvrent au B I M et à la maquette numérique, gageons que la 4D représente un atout de poids; Elle permet de connecter le planning au modèles 3D.
Sa véritable valeur ajoutée tient essentiellement au principe selon lequel ce lien offre une facilité de rapprochement fondamental entre les métiers tout en les maintenant dans une plénitude de leur activité et de leur autonomie.


La 4D permet de travailler ensemble, plus rapidement et de façon plus efficace en évitant les erreurs et les incompréhensions.

La 4D concrétise le principe selon lequel "chacun a sa  place" dans l'acte de construction: Le Design qui constitue le commencement de tout projet, les calculs, les méthodes jusqu'au chantier. Et d'ajouter que derrière des métiers, il y a surtout des hommes qui doivent avoir la même représentation de ce qu'ils vont être amené à édifier ensemble.

Après quelques années on peut dire que la 4D devient pour certaines entreprises un réalité quotidienne de terrain, supportée par un outil (Synchro) performant, abouti et qui offre de belles perspectives d'avenir en termes de développement 

Rejoignez le  monde de la 4D et gagner en efficacité


La Rédaction 
   

mercredi 25 avril 2012

INTERVIEW 4D


Après le témoignage de Laurent Jourd’Heuil, Responsable du bureau d’Ingénierie Projets auprès du Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives, PRIMAFRANCE poursuit son recueil de témoignage autour de la 4D.

Aujourd’hui,  une interview  de Monsieur Philippe LALEVEE, 




Chef de projet au Centre d’Ingénierie de GRTgaz



A travers 10 réponses précises, Philippe Lalevée expose sa vision de la 4D appliquée au secteur des hydrocarbures. Après nous avoir livrée son analyse sur l’évolution des besoins en matière d’infrastructures gazières, il nous dresse un portrait de ses attentes sur la 4D et nous explique comment elle va les combler.   



Quelle est votre définition de la 4D ?
« La 4D, en général, c’est l’association de l’espace et du temps. Dans notre cas plus précis, c’est l’utilisation conjointe d’une maquette virtuelle 3D avec un planning »

Comment avez-vous découvert la 4D ?

« Lors d’un projet passé, un effort important a été fait sur le planning. Il visait à optimiser les interventions des différents acteurs en vue de tenir des objectifs « Projet ». Le travail passait par l’analyse des tâches planning critiques et de leur séquencement, et en parallèle, par l’étude du « terrain » via une maquette 3D, pour bien apprécier la situation, les encombrements, et évaluer les solutions possibles etc… La maquette n’était pas liée au planning. Elle ne présentait que la vision finale mais le rapprochement des outils était fait.
Et Primafrance qui travaillait avec nous sur ce projet, m’a indiqué qu’il existait des outils intégrés, dont Synchro 4D. Sa vocation était justement de faire dialoguer le planning et la maquette 3D de façon dynamique. »

Comment imaginez-vous l’application de la 4D à votre industrie et en particulier à votre métier ?

« Je pense que la 4D peut être un outil fort utile pour mener à bien nos projets de construction d’infrastructures gazières.
Elle doit nous aider à mieux anticiper les phases de construction en permettant une simulation dynamique du chantier et donc une meilleure anticipation des problèmes.
Elle doit permettre un meilleur dialogue entre les mondes de la conception, ceux de la construction et ceux du contrôle de projet. »


Quels sont, selon vous, les bénéfices de la 4D pour votre secteur ?

« Nous sommes devant un programme d’investissements important avec des ouvrages d’une complexité nouvelle compte tenu des diamètres et du tonnage des tuyauteries travaillés, jamais vus, jusqu’à présent, en France. Ces travaux posent des problèmes nouveaux ou d’acuité accrue et la 4D peut certainement nous aider à les résoudre. J’en attends un gain en matière de sécurité des personnes pendant la construction, de planning et plus généralement une minimisation des risques et des aléas, donc des coûts. »

Voyez-vous des obstacles à son utilisation (maintenant et dans le futur) ?

« La mise en place d’une nouvelle façon de travailler est forcément difficile. Il y a des difficultés culturelles importantes. Par ailleurs, nous devons trouver des solutions techniques pour que les outils 3D et 4D soient bien en phase. Un appui par un prestataire expérimenté sera peut être une solution. Le prix du ticket d’entrée reste aussi un frein. »

Pensez-vous que la 4D en tant qu’approche de travail pourrait être déployée au sein de votre entreprise ? Si oui à quel horizon ?

« Le sujet est à l’étude pour un ou plusieurs tests opérationnels lancés  au cours de l’année »

Quelle est votre vision de la 4D dans le futur ?

« Incontournable tout comme la CAO/DAO l’était il y a 15 ou 20 ans avant de remplacer la planche à dessin. »

Est-ce que selon vous la 4D va durablement impacter les métiers de planificateur et d’ingénieur de bureau d’étude ?

« Indubitablement. Ce n’est qu’une question de temps »

La 4D = 3D + le temps : Comment voyez-vous l’ajout d’autres dimensions (le coût appelé 5D/ l’approvisionnement 6D/ la gestion du cycle de vie 7D…) ?

« Nous sommes déjà engagés pour intégrer le coût à la 3D. Pour les autres dimensions évoquées, pourquoi pas mais je me méfie quand même un peu des « grosses machines » tout intégrées qu’on n’arrive plus à comprendre et à faire marcher correctement. »

Si vous deviez résumer la 4D pour vous ce serait quoi ?

« La 4D est certainement un nouvel outil incontournable pour mieux préparer les chantiers et maîtriser les risques liés à la fin du projet. »







jeudi 19 avril 2012

REFLEXIONS AUTOUR DE LA 4D


L’approche 4D depuis quelques temps a fait une véritable percée dans le domaine de l’innovation et de la technologie. PRIMAFRANCE souhaite en faire partager la communauté SYNCHRO à travers des retours d’expérience et des réflexions.

Aujourd’hui,  le témoignage de Monsieur Laurent Jourd'Heuil


Laurent Jourd’Heuil est Responsable du bureau d’Ingénierie Projets auprès du Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives, et
Membre de l’Institut de Recherche sur la Fusion par Confinement Magnétique.





Monsieur Jourd’heuil expose sa vision de la 4D. Il prend comme point départ la planification et en décrit les bénéfices dans le cadre d’une approche intégrée des outils (planning, CAO/DAO, calcul) et des équipes de travail.

« Le principe de la planification est d’envisager de manière réaliste un ensemble d’activités phasées dans le temps pour délivrer un produit, un service. Comprendre, analyser et communiquer autour d’un planning n’est pas chose aisée.  Convaincre un décideur ou une autorité de régulation l’est encore moins.

Un outil de 4D comme synchro doit être tout d’abord envisagé comme un outil d’aide à la décision surtout pour des systèmes et environnement complexes. En couplant les éléments de planning avec des objets 3D de CAO, il devient élémentaire de faire comprendre la logique du scénario présenté.

Synchro étant un outil de planification avant tout, il permet également de confronter le scénario  aux éléments de coûts, de ressource et de risques.

La force de la 4D, c’est également de favoriser le travail de l’équipe projet autour des travaux de CAO et de planification.
C’est enfin la possibilité de vérifier que des groupes d’activités et interfaces ne sont pas oubliés, que les séquences et co-activités sont réalistes et validées

Notre vision est que de tels outils font partie d’une seule et même plateforme de conception intégrant les éléments de CAO (par ex. CATIA), de planification (par ex. synchro) et de calcul de dimensionnement (ANSYS, FLUENT, ASME, RCC) pour des systèmes complexes. La visualisation en 3D des phases de construction, d’opération, de maintenance ou de démantèlement offre la possibilité de partager la même vision du projet. Ce sont ces éléments que nous avons développé au CEA et avec ITER. »   






mardi 13 mars 2012

REDUIRE L'INFLUENCE DES CONTRAINTES SPATIALES ET TEMPORELLE DANS LE DESIGN

Choses promises, choses dues!
Lors de notre dernier post, nous avions décidé de publier le texte de notre intervention lors de la conférence qui s'est déroulé le mois dernier au salon IMAGINA édition 2012.

Bonne lecture et à très bientôt, 

 Je vois…

Lorsqu’une personne comprend une idée, elle dit « je vois ».  Comprendre une construction complexe ou un système en utilisant les dessins 2D nécessite une connaissance initiale du projet. Contrairement au  model 3D, qui lui permet de communiquer  l’idée à un large publique  qui ne dispose pas forcément du même niveau d’information.  

360° …

La construction d’un projet nous affecte toujours; le bruit ; l’accès difficile, les paysages et l’environnement transformés, la perte des acquis et la peur du nouveau.
Le modèle 3D répond aux questions suivantes : Qu’est ce qu’on va construire ? Et à quel endroit ? Dans quelle mesure ce projet pourrait-il affecter l’environnement et  les gens qui y vivent ? A ce titre, il peut être utilisé comme outil de communication très efficace,  non seulement pour l’équipe du projet mais aussi pour «  les autres » qui n’en font pas partie. « Les autres » sont les habitants de la zone affectée, les agences d’état et  les entreprises. Ils peuvent bénéficier d’une vue à 360° de tout ce qui se passe au sein du projet et de tout ce qui se prépare.
Aujourd’hui, les Projets de construction ont beaucoup plus d’impact sur la  perception qu’en à le  public que sur les  équipes de projet qui, elles ont  la possibilité de gérer la situation.

Le monde utilisait le design 3D de manière efficace afin d’avoir une vision photo réaliste du future de notre monde
Si on prend quelques instants pour revenir au titre de cet article, il existe deux types de contraintes pouvant affecter le designer/architecte et les professionnels de la construction :
-          Contraintes Spatiales : liées au modèle 3D et à l’environnement du projet
-          Contraintes Temporelles : liées au temps consacré à la réalisation du projet

L’ESPACE …

La coordination spatiale (ou bien la détection des clashs) se fait aussi dans le monde 2D. L’utilisation d’une table lumineuse permet la vérification des dessins d’engineering 2D par des experts afin de détecter les conflits entre les différents métiers.
La coordination entre les métiers et les équipes est primordiale dans ce cas et nécessite une connaissance et une expérience spécifique.
Le même problème existe dans le monde de la 3D. Cependant, les solutions informatiques d’aujourd’hui accompagnent de manière significative l’expertise par rapport à l’époque de la table lumineuse.
Les applications permettent aux différents modèles 3D d’être importés et vérifiés entre eux. La même méthode peut être utilisée avec succès pour effectuer la coordination spatiale, non seulement au sein d’un immeuble mais aussi entre les différentes constructions (zones d’exclusion, limites de sécurité etc.). On peut donc élargir le scope des applications de cette méthode pour gérer des ensembles géographiques plus importants.

LE TEMPS…

La contrainte de temps est  présentée  d’abord, par la date de fin appliquée au  projet. Ensuite par la disponibilité des équipements, matériels et ressources humaines. Les tâches à réaliser et les dates sont arrêtées sur la base de ces éléments. C’est ainsi que le planning du projet est créé. Il indique les séquences des activités, à quel moment et par qui elles doivent être réalisées. Un planning bien structuré permettra de prévoir le chemin critique.
Lorsqu’on écrit de la musique, les symboles utilisés indiquent le son, la durée des notes et l’interprétation (piano, forte…).  Si on ajoute 100 instruments de musique dans un orchestre,  il est évident que la mise en œuvre devient plus compliquée…
Dans le processus traditionnel, le planning est créé séparément du modèle 3D. Il risque dans ce cas de ne pas contenir tous les détails nécessaires. 
Or rappelons-nous que les éléments sont gérés séparément. Ils peuvent être adjoints les uns aux autres pour des besoins d’analyses supplémentaires.
Aujourd’hui, nous avons découvert les deux contraintes, spatial et temporelle, qui affectent le projet. Découvrons maintenant ces effets et comment les minimiser avec BIM 4D.

UNE DIMENSION EN PLUS…

Il n’y a pas de contrainte de temps dans le modèle 3D puisqu’il  ne concerne que  les  formes  (dimensions) et l’espace. Les contraintes chronologiques sont rajoutées par le processus de construction lui-même. Les contraintes liées au temps sont donc représentées dans le planning de  construction.
En liant  le modèle 3D au processus de construction, nous passons de la dimension de rang 3 la dimension de rang 4. Le processus qui en résulte est celui appelé BIM 4D
Le modèle 3D indique l’espace tandis que le modèle 4D indique l’espace et le temps
Ce que le modèle BIM 4D apporte de nouveau est la possibilité au  publique et aux participants en charge de logistique de  voir les transformations, de suivre toutes les étapes de la construction du début jusqu’à la fin et le temps de réalisation à la minute prés.

LE PROCESSUS D’AUJOURD’HUI

Traditionnellement, Les activités de l’engineering et  de la planification, sont réalisées par des équipes différentes et probablement dans des endroits différents. Lorsque les deux équipe terminent le travail, le model 4D est créé en connectant les éléments du model 3D aux différentes tâches du planning
 En général, ce design met l’accent sur « l’objectif de la construction»  alors que le Management du Projet et les constructeurs mettent l’accent sur « les moyens de réalisation». Cette différence fondamentale génère deux types  d’information qu’il est  nécessaire de combiner.
Un certain nombre de pièges doivent être évités pour ne pas dénaturer l’utilisation du modèle 4D et du BIM
Il est primordial de répondre aux questions suivantes : Pourquoi et comment utiliser ce modèle ? Est-il un moyen de communication ou bien un vrai support de management ? Répondre à ces questions permettra la détermination du niveau des détails nécessaires ainsi que le contrôle du processus 4D
Le niveau  de différence des détails est l’un des problèmes essentiels liés au processus 4D. Les niveaux des détails pour le modèle 3D et le planning sont différents en raison de leurs objectifs respectifs
Parmi les problèmes constatés dans le processus 4D, la différence entre les niveaux des détails. Dans la mesure où les objectifs poursuivis par le modèle 3D et le planning sont distincts, le niveau de détail ne pourra qu’être différent
Pourquoi toutes  ces différences ? Elles sont dues au manque de communication (utilisée dans le processus)
La communication entre les différentes parties (L’Engineering et le Management du Projet de Construction) commence à un stade postérieur  du projet. Les équipes de construction découvrent ce qu’il faut construire et où l’ouvrage doit être réalisé bien trop tard. Ils doivent aussi effectuer le séquençage du projet en tenant compte des contraintes spatiales Etc.  Ce qui nécessitera éventuellement la modification du design et déclenchera un processus itératif jusqu’au moment où construction soit possible (dans les délais impartis) et que les prévisions du client soient réalisées.
Y a t-il une meilleure façon de procéder ?

ET PUIS…

L’un des grands promoteurs du modèle 4D utilise la phrase suivante dans son logo :
“Explorer les options, Manager les solutions” Cette maxime résume la situation !
Dans le monde idéal de la planification 4D, les équipes engineering et planifications travaillent en étroite collaboration dès le début du projet. Cet environnement améliore considérablement la communication entre les différents acteurs et permet ainsi aux deux composants ; le planning et le design, d’évoluer en même temps.
Il fournit le meilleur terrain de jeu où les experts en charge de la réalisation du projet peuvent proposer plusieurs scénarios en modifiant les éléments du design (le Design des expériences). Pourquoi ? En tenant compte des diverses contraintes du projet le plus tôt possible, les équipes  optimisent les solutions pour réaliser le projet. Même si les changements sont inévitables dans un projet, l’anticipation permet relever  les défis.
Gardons à l’esprit que tout changement dans les scénarios de construction engendrerait des coûts supplémentaires.
Lorsque les différentes équipes de projet travaillent ensemble, elles doivent utiliser le modèle numérique du produit. Utiliser le modèle 3D « Pur » comme moyen pour instaurer une vision et une compréhension commune constitue déjà une grande avancée.  Les spécialistes en séquençage utilisent aussi ce modèle, ils sont capables de prendre le BIM à part et d’établir les étapes réellement nécessaires pour la construction du livrable. L’équipe de séquençage communique l’information aux planificateurs qui en les combinant avec d’autres informations liées au projet, établissent le planning en plus du modèle. Ce processus permet une simulation quasiment en temps réel des différentes phases du projet.  Bref, d’autres acteurs tels que les estimateurs de coût, assureurs qualité, gestionnaires des risques, experts en marketing et communication peuvent utiliser ce model.

UN LONG CHEMIN DEVANT NOUS…

Les choses semblent être évidentes sur  le papier et en théorie, mais nous savons tous  qu’il est rare que les projets soient réalisés comme prévu même s’ils ont été bien planifiés.  La 4 D, comme les autres dimensions, peut contribuer de manière efficace à la bonne réalisation du projet, mais comme tout nouveau processus, elle peut contenir des pièges au moment de sa mise en place.
Il est nécessaire de revenir aux questions suivantes : quel est l’objectif du model ? Quelle est la stratégie d’organisation à appliquer dans le développement des  modèles 3D ?
Aujourd’hui, la plupart des logiciels utilisés dans le domaine de la construction (engineering) propose une des solutions qui soutiennent les méthodologies 3D. Cependant, il y a certains points à prendre en considération :
1-       La 4D ajoute la dimension temporelle au modèle (3D). A ce moment là, nous entrons dans le domaine de la Gestion de Projet. La Gestion de Projet a ses propres processus, méthodes, terminologie et normes (PMI, Prince II, AFITEP)
2-       La gestion du temps est l’un des domaines de la Gestion de Projet mais avec des outils et applications spécifiques
Les outils du CAD sont très efficaces dans le Management des différents modèles et permettent une excellente coordination spatiale.
Les processus de design  2D et 3D permettent la coordination de la modélisation de manière à éviter qu’à sa phase finale, deux objets occupent un même espace. Dans la Gestion de Projet, la coordination et la synchronisation permettes aux objets utilisés ainsi qu’aux différents participants de bouger.
Traditionnellement, lorsque la méthodologie du 4 D est appliquée, ils ont tendance à  confier l’application de la gestion du temps à l’une des plus importantes solutions de la planification (Ms Project ou Primavera) puisqu’ils n’ont pas leur propre outil de planification. Dans ce cas, les options sont limitées dans le planning établit directement du modèle 3D car deux différents outils devraient être utilisés au même moment.
Par ailleurs, ceci impose des charges aux sous-traitants qui sont appelés à utiliser un outil de management qui pourrait ne pas être celui qu’ils utilisent habituellement, ce qui va entrainer une réduction de la production, une augmentation du coût, une gestion plus compliquée des fournisseurs et des besoins supplémentaires en communication.
Lorsque nous parlons de la 4D, l’accent doit être mis sur la gestion du temps. Par conséquent, le logiciel choisi pour la simulation se doit d’être très efficace en matière de planification.
Il permettra aussi l’utilisation de différents outils de planification (Primavera, MS Project, NetPoint, Asta etc) et plusieurs formats CAD. Le logiciel permettrait ainsi de simplifier aux utilisateurs le téléchargement des données à partir des différentes sources et l’accès à une interface unique.
Les membres de l’équipe doivent être formés non seulement à l’utilisation du nouveau logiciel, mais aussi à la gestion de Projet en général. Même les experts en Engineering/Design doivent utiliser leur connaissance  en gestion de Projet pour participer à la mise en place de la 4D.
Les processus doivent être modifiés ou développés afin d’introduire des éléments nouveaux et expliquer un nouveau mode de travail.
Aussi, comme dans tous les projets, la communication est essentielle.  Les membres de l’équipe doivent être informés de ce qui ce passe dans le projet. Ceci est le seul moyen de maîtriser l’environnement
Ne croyez pas que si vous avez le 3D, vous êtes prêts pour les étapes suivantes. La fondation est bien évidemment posée mais un long chemin reste à faire !

 AU DELA DE LA 4D …

La création d’un modèle réaliste en 3D nécessite beaucoup de temps et beaucoup d’argent. Pourquoi ne pas utiliser les modèles déjà existants ? Beaucoup d’éléments sont utilisés pour l’analyse du Management et la prise de décision, tels que, les ressources, le coût, les risques la conformité et non-conformité. Tous ces éléments peuvent être liés au modèle 3D et utilisés par des experts spécialisés pour une meilleure réalisation du projet.
Le concept du BIM va au-delà de la modélisation 3D de la construction avec des dimensions supplémentaires

1.        La 5D :
       La 5ème dimension est construite à partir de la 4ème  dimension en ajoutant les éléments du coût au model. Il existe deux sources principales à cette dimension : le coût calculé sur la base des informations enregistrés dans les modèles 3D (en utilisant un logiciel spécialisé pour gérer les quantités) et l’information liée au coût enregistrée dans le planning y afférent (les ressources humaines et matérielles). La combinaison de ces divers éléments formé la 5ème dimension
2.         
            La 6D :
       La 6ème dimension est particulièrement  intéressante. Les praticiens ne sont pas tous d’accord sur ce que couvre la 6ème dimension : certains disent qu’elle concerne la gestion du cycle de vie (pour d’autres ceci est gérée par la 7ème dimension) et d’autres pensent qu’elle concerne la logistique et la durabilité. Dans la mesure où on évoque la notion de gestion de la logistique, pourquoi séparer cette dimension de celle du design et ne pas les gérer dans le processus d’ingénierie en cours ?

La 7D :

Cette dernière dimension concerne la gestion du cycle de vie du bâtiment et après la       construction. En effet, Cette phase transfère les informations relatives aux différents éléments du bâtiment au système de gestion pour faciliter la gestion de la maintenance et de la rénovation.


Notre prochain post: Intervention de PRIMAFRANCE sur les approches 4D à l'Ordre des Architectes de l'Ile de France.

La Rédaction 




lundi 30 août 2010

FICHE TECHNIQUE SYNCHRO EPISODE 3

SYNCHRO LTD FRANCE - PRIMAFRANCE SYSTEMS

Afin de rendre plus parlant cette démonstration, voici une petite animation sur le fonctionnement du planning dans une version calendrier par rapport à la création du bac de bitume.


mardi 24 août 2010

BIENTOT UNE FICHE TECHNIQUE SYNCHRO

SYNCHRO LTD FRANCE - PRIMAFRANCE SYSTEMS
Vous êtes déjà utilisateur SYNCHRO ou vous souhaitez le devenir



Dans quelques jours nous mettrons en ligne une FICHE TECHNIQUE sur SYNCHRO qui offre
  • une définition de l'environnement du logiciel pour une utilisation performante et qui propose
  • un descriptif de son fonctionnement à travers sa philosophie et ses fonctionnalités.



    Vous souhaitez partager des expériences SYNCHRO ou échanger sur cet outil, son utilisation, son pilotage, rejoignez la communauté des utilisateur SYNCHRO devenez membre sur ce blog


    Vous êtes en difficulté, vous avez besoin du support SYNCHRO en H2VA*, contactez PRIMAFRANCE SYSTEMS au 01 56 83 87 30










    *H2VA = méthodologie de support sur la gestion de projet crée et développé par PRIMAFRANCE

lundi 23 août 2010

SYNCHRO EXPRESS



SYNCHRO LTD FRANCE - PRIMAFRANCE SYSTEMS



Synchro Express est conçu pour un travail individuel ou en combinaison avec un Synchro Server pour permettre une bonne visualisation du type de travail, de la chronologie et de l'emplacement où il a lieu.

Synchro Express propose toute une gamme de fonctionnalités d'émission de rapport et de communication pour permettre l'évaluation d'un modèle de projet en visualisant la simulation de construction, le programme proposé, l'affectation des ressources, l'analyse de risque, le profil de valeur ajoutée et bien plus encore.

SYNCHRO PROFESSIONAL


SYNCHRO LTD FRANCE - PRIMAFRANCE SYSTEMS

Synchro Professional permet:
- une visualisation de construction complète,
- la programmation du projet,
- une gestion avancée du risque,
- la synchronisation avec des modifications de conception,
- la gestion de la chaîne logistique et l'affectation du coût pour une simulation de construction virtuelle complète.
Synchro Professional offre des options de reprogrammation alternatives, l'affectation de ressources et des économies de temps et d'argent pouvant être évaluées.
Utilisez Synchro Professional, pour définir et communiquer, à l'ensemble de votre équipe de livraison de projet de construction, l'endroit et le moment où un travail est effectué sur votre projet.
Synchro Professional peut fonctionner seul - en gérant le modèle de projet indépendamment - ou en association avec le serveur Synchro Server en gérant un accès collaboratif vers un modèle de projet centralisé.