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jeudi 12 novembre 2015

4D - CONNEXION AVEC UNE PLATEFORME BIM



BIM 4D  - UNE PRISE DE CONSCIENCE DU MARCHE 


Août - La période propice pour relever le menton et s'interroger sur le sens à donner à nos actions en matière de 4D et de BIM. 
Le coup d'envoi officiel de la Maquette Numérique, la multiplication des salons dédiés au BIM, le lancement de nombreux et prestigieux projets qui seront réalisés en BIM, démontre que le marché est arrivé à maturité.
La 4D n'est plus perçue comme de la science-fiction mais au contraire comme une approche réelle de travail, intéressant des corps de métier très identifiés (entreprises générales, constructeurs,OPC)

UNE INTERROGATION LÉGITIME ?
Pour autant, un écueil de taille demeure: l'architecte, le constructeur, l'OPC et tout autre intervenant dans la construction utilise sa propre maquette numérique. 
Les raisons invoquées sont toujours les mêmes: faire une maquette c'est exprimer visuellement le métier de chacun dans sa composante singulière: l'architecte travaille sur ses volumes et son design (maquette n°1), le BET travaille la résistance des matériaux et les procédés constructifs (maquette n°2), l’Économiste de la construction travaille le détaille d'une maquette pour proposer une solution optimisée allant du plus précis au plus général (il assemble des éléments dans un volume donné) (maquette n°3), l'OPC fait une maquette 4D, il gère les étapes de la construction et l'évolution du chantier (maquette n°4)...
Chacun à ses raisons et pourtant tous ont tord. Faire du BIM c'est inverser la donne: Utiliser une seule maquette l'enrichir et la faire évoluer. Ce vœux pieu restera-t-il lettre morte ?

DES SOLUTIONS COMBINÉES
Constater sans reprocher nous amène à poser les bonnes questions: Si chaque
professionnel a besoin d'une maquette découpée selon son métier. Un modèle unique de maquette est tout simplement impossible.
Pour autant, nous ne sommes pas dans le monde réel, mais dans le monde virtuel. Il faut donc raisonner avec les outils du monde virtuel. Es-t-il possible de travailler sur un modèle dont la vision sera distincte en fonction des métiers ?
La réponse est OUI.


La solution consiste à articuler la 4D avec la Méthode 2-Ways pour en venir à bout.

LA MÉTHODE 2-WAYS 
Cette approche de travail consiste à partir d'un modèle 3D architectural utilisé comme matrice et de permettre à chaque métier de venir déposer sa "valeur ajoutée" numérique par superposition de calques 3D. La maquette s'enrichit.
Il existe donc une approche TOP-DOWN liée à la récupération de la maquette originelle. Et une approche BOTTOM-UP consistant à descendre au degré le plus fin de l'objet 3D pour effectuer des transformations, modification et/ou substitutions liée à l'élément ou un assemblage d'objets 3D.(demandez notre livre blanc) - approche 2 Ways  
La gestion de la conception de la maquette ainsi que ses périmètres d'évolution est donc assurée par la méthode 2-Ways.

LA MÉTHODE 4D 
Créer une liaison sur un 3D par rapport au phasage de construction, implique que le modèle soit adéquate avec les séquences d'assemblage. Lorsque ce n'est pas le cas il faut soit grouper les éléments 3D ensembles soit les redécouper.
La création d'un arbre des ressources , véritable connecteur entre les tâches du planning et les objets 3D offre les moyens d'effectuer les regroupements. Quand à la redécoupe, on a suffisamment expliqué comment SYNCHRO PRO, logiciel de planification 4D permet de le faire. Il est donc possible de réaliser une 4D à partir d'une maquette 3D sans nécessairement refaire la maquette elle-même.

LE PARADOXE 
La réalité quotidienne implique que la conception 3D qui suit  un cycle de réalisation rentre en intersection avec le phasage, qui lui même est soumis à un cycle identique.
Pour autant, les logiques sont contraires. La 4D suppose de partir d'un  ensemble et de redécouper dans le détail (TOP-DOWN). La réalisation d'une maquette pose comme principe l'enrichissement d'un 3D matricielle. On recompose la maquette par assemblage (BOTTOM-UP).
Comment résoudre l'équation?




ARTICULATION DE 2-WAYS ET DE LA 4D  (MODULAR DESIGN PLANNING)
Dépasser le paradoxe c'est envisager de regarder le problème à la bonne échelle.
Dans la mesure où les logiques sont inverses, la seule solution est de partir de la maquette numérique la plus générique. Chaque objet 3D initial est une enveloppe graphique. 
Côté 4D, l'enveloppe sera liée à une tâche macro dans le planning (planning de niveau élevé). Lors de l'enrichissement de la maquette (Méthode 2-Ways), chaque objet 3D crée constituera le détail de l'enveloppe graphique.
Côté 4D le lien entre l'enveloppe et la tâche macro ne disparaissant pas, la seule question est de savoir si on voudra détailler les sous-tâches du planning pour faire apparaître visuellement le séquençage des objets détaillées dans l'enveloppe.
La réponse dépendra du niveau de détail du planning. (Level 1, 2...4).
Ainsi la 4D et la création de la maquette en BIM suivent une évolution harmonieuse autonome et connectée.

PROCESSUS DE TRAVAIL 
Au-delà du principe exposé ci-dessus, PRIMAFRANCE travaille depuis de nombreuses années avec Modular Design Planning. Cette méthode de travail offre les moyens de considérer l'articulation entre  4D et  2-Ways  effective et efficace.
Pour autant, une constante demeure, il est impératif de bâtir (à partir de Modular Design Planning) des processus de planification et de création 3D qui intègre la dimension 4D et 2-ways de façon à ce que Modular Design Planning puisse être déployée de façon opérationnelle.


UNE PLATEFORME BIM intégrant la 3/4/5D 
PRIMAFRANCE a créer la plateforme ARKHE6 pour répondre aux exigences de la Méthode 2-Ways.
Dans le cadre de cette réflexion des développements se font jour pour connecter ARKHE6 à SYNCHRO PRO de façon à permettre l'échange d'information entre la 4D et la 3/5D.


Si vous souhaitez en savoir plus contactez-nous + 33 1 56 83 87 30 ou par email synchro@primafrance.com 


La Rédaction 
  







mardi 20 octobre 2015

4D ET CONSTRUCTION : INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

RETOUR EXPÉRIENCE: Partager est parfois la meilleure preuve pour convaincre. 
Pour des raisons de confidentialité, nous ne mentionnerons pas le nom du Laboratoire ni le lieu de réalisation. Néanmoins le contexte a été le suivant : Projet d'Extension d'Usine dans le domaine Pharmaceutique.

DE NOMBREUX CHALLENGES
Le projet, actuellement en cours de réalisation, est ambitieux. L'usine très automatisée dispose de nombreuses lignes de production. L'objectif est d'étendre les bâtiments pour accueillir de nouvelles lignes, moderniser les lignes actuelles pour augmenter la capacité de production, conserver le personnel existant et à termes augmenter son nombre le tout en garantissant une production ininterrompue.
Il faut donc prendre en compte: 
  1. le déplacement du personnel 
  2. le déplacement des lignes de produits actuelles
  3. les travaux dans les lieux libérés 
  4. l'installation des nouvelles lignes 
  5. le replacement du personnel associé 
  6. la montée en puissance des nouvelles lignes 
UN PHASAGE COMPLEXE 
La gestion du projet a été confié à un chef de projet expérimenté dans le domaine de l'industrie pharmaceutique disposant d'une vision métier très pointue afin de mesurer les enjeux et de satisfaire aux exigences de la production.
Entourée d'une équipe technique garantissant une ingénierie de pointe pour la partie travaux, le phasage multidimensionnel et sophistiqué devient complexe lorsqu'il s'agit expliquer à chacun son rôle, son périmètre, les interfaces qu'il va falloir gérer, la priorisation qui en découle sans compter la nécessité d'identifier les risques et d'essayer de les réduire au maximum.

L’INTÉRÊT DE LA 4D 
Amener les parties prenantes à comprendre le périmètre à gérer dans son ensemble, les séquences de construction associées, la nécessité de prioriser les tâches et prendre en compte (en termes d'impact) le métier des autres pour permettre de fournir une réponse adéquate la plus cohérente possible.

LA MISSION 
Réaliser une cinématique 4D du phasage du projet à partir des éléments fournis: Un modèle 3D architecture, Un modèle 3D ingénierie, un planning maîtrise d'ouvrage.

LE MONDE IDÉAL N'EXISTE PAS.
Tant mieux ! L'objectif n'était pas de réaliser un projet dans les conditions optimum mais d'amener une certaine valeur ajoutée sur le projet en améliorant l'existant.
Par conséquent, la liste des difficultés était la suivante: 
  • projet en cours d'exécution avec des travaux qui avancent,
  • un planning maîtrise d'ouvrage détaillé (8.000 tâches) déjà consolidé et qui ne reprend pas nécessairement le détail de la maîtrise d'oeuvre. 
  • deux maquettes ingénieries et bâtiment dont les logiques en termes de création ne prennent pas en compte la 4D.
DES DIFFICULTÉS DE BASE 
  • Comprendre la logique du planning dont l'objectif traduisait une approche reporting et non une approche travaux.
  • retravailler un 3D pour permettre une meilleure association par rapport aux procédés constructifs 
  • disposer d'entrants fiables alors que l'évolution du périmètre étaient changeante du fait de l'exécution sur le chantier.

SOLUTIONS 
Amener à exprimer visuellement le phasage d'un ouvrage c'est s'interroger sur les séquences de tâches et tenter de repérer les logiques associées (répétition cyclique associés à  un code couleur, gestion scénarisée pour répondre à un objectif pédagogique, vision par système/métier et/ou par zone géographique identifiée).
Or une problématique s'est fait jour rapidement: 
Alors que chaque objet 3D est unique, il était nécessaire de faire figurer dans un volume et sans avoir besoin d'exprimer le détail à l'intérieur les étapes de transformation de ce volume.
En temps normal, cette approche de travail aurait été facile à mettre en oeuvre lors de la conception du projet. En cours de réalisation, cela devenait un réel problème car les découpent n'avaient pas été prévues auparavant.

La technique de l'import "par réduction" a été choisie.
Cette technique, rendue possible par le module d'option dans le logiciel 4D SYNCHRO, a offert la possibilité de récupérer le modèle 3D selon une certaine granulométrie dans l'arborescence des objets 3D.
Ainsi, le regroupement des objets 3D, non pas par les ressources, mais directement sur les objets, lors de l'import, a permis de constituer un quadrillage volumique sur les bâtiments pour exprimer une unité géolocalisée par niveau comprenant un ensemble éparse d'éléments à l'intérieur de chaque volume.
L'animation du volume, l'affectation aux tâches, la gestion des codes couleurs associés a contribué à faire correspondre très rapidement le planning dans ses phases macro au 3D.

UN RÉSULTAT SIGNIFICATIF 
La réalisation de la cinématique 4D sur la base initiale du planning et de la 3D retravaillée à donnée lieu à un constat: le phasage que l'on souhaitait exprimé ne se trouvait pas dans le planning. Il a donc fallu reprendre la base du phasage dans un planning distinct pour exprimer les séquences de construction réelle en phase macro. 
Cette situation implique une réflexion sur la nécessité de disposer d'un planning maîtrise d'ouvrage intégrant le phasage des travaux dans une représentation macro pour permettre un alignement avec les plannings entreprises afin d'offrir les moyens de gérer 

  1. le suivi et la progression du chantier (en rapport avec le prévisionnel - gestion des retards ou des avances de phases et mesure des impacts)
  2. les interfaces fortes à l'occasion des travaux sur le chantier
  3. de rassurer l'ensemble des investisseurs sur le projet
La réalisation de la cinématique a conduit l'ensemble des personnes de la production a comprendre les enjeux du déplacement du personnel, à mieux communiquer sur les raisons de ces perturbations liées au déplacement qui s'avèrent essentielles et nécessaires, à la manière de les atténuer.

CONCLUSION
Loin de considérer le résultat comme mitigé, l'utilisation de la 4D sur ce projet qui était destinée au départ à une approche de communication a mis en lumière les points d'effort à prendre en compte pour un projet futur: 
  1. une utilisation de la 4D en phase amont du projet 
  2. une gestion de la 4D tournée vers l'exécution détaillée et transmise à la maîtrise d'ouvrage pour vérification/supervision/arbitrage si nécessaire 
  3. une planification tournée vers le pilotage du projet plutôt que vers le reporting exclusivement.
La Rédaction






lundi 14 septembre 2015

4D ET CLAIMS MANAGEMENT

CLAIMS : COMMENT LES EVITER ET COMMENT LES GÉRER ?

Réclamations, Mécontentement, Désaccord,Sinistres, autant de définition pour exprimer les
Claims dans le cadre des relations contractuelles dans le domaine de la construction (BTP et Industrielle).
Le monde idéal n'existe pas. Dire qu'il existe une solution miracle serait mentir. Néanmoins la 4D offre véritablement les moyens de les amoindrir, d'éviter certains écueils et surtout de gérer au mieux les Claims (En défense ou en Attaque). 
Comment ?

4D FACE A LA TYPOLOGIE DES CLAIMS
On ne combat efficacement que si l'on connait son ennemi.  Identifier les chefs de réclamations est la démarche première qu'il faut avoir pour savoir si on est face à une difficulté de compréhension, un malentendu ou une mauvaise foi.

Une difficulté de compréhension. Construire, assembler est une chose complexe et de plus en plus sophistiqué. On le sait et on le répète: les décideurs, ne sont pas toujours les personnes ayant le plus de connaissance technique. Bien qu'elles puissent être appuyées par des professionnels de l'assistance à maîtrise d'ouvrage, ils aiment savoir, comprendre et se faire une idée avant d'engager des fonds.
Le Challenge revient à expliquer des choses complexes simplement. La 4D comme on ne le répétera jamais assez offre les moyens de traduire visuellement le phasage d'un projet de telle sorte qu'elle rend compréhensible la séquence de construction. en faisant animer un modèle 3D piloté par un planning; on répond à un double impératif, avoir une lecture visuelle simple vérifiable par les outils du métier (planning).

Répondre en 4D à une sollicitation (de son propre chef, dans le cadre d'un appel d'offre privé et/ou public) est une démarche qui suppose d'avoir envisagé d'étudier le projet en 4D. Ainsi la première vérification sera celle du Bureau d'Etudes qui validera la cohérence de son phasage par une vérification visuel. Tout anachronisme (d'ordonnancement)  devant pouvoir être détectée par avance et corrigé avant de la présenter. Eviter le Claim c'est déjà s'assurer que sa séquence de montage est bonne ou plutôt "non mauvaise" à priori. 

Un malentendu. La représentation mentale d'un ouvrage à construire est la principale source d'écart de compréhension et de malentendu. Chacun, de bonne foi, estime, suppose et se fait une idée de ce qui va "être construit". Pour autant les visions son différentes. Sans entrer dans le détail des raisons, si légitimes soient-elles, l'imagination est source de dissension. Disposer de la même représentation visuelle est le gage de dissipation des malentendus.
Exposer en 4D une méthode de phasage et illustrer visuellement une note d'hypothèse de  planning, c'est s'assurer que l'on a éliminé l'écart de compréhension. Les discussions peuvent demeurer mais on sait à quoi s'attendre.

Simuler plusieurs phasages en 4D, les analyser, ne retenir que ceux qui paraissent le plus judicieux, voila une démarche qui permet de présenter une cinématique 4D. C'est aussi l'occasion de justifier de ses choix et/ou de les faire accepter/valider. 

De la même manière, si les conditions dans le projet changent, évoluent, du fait du propriétaire, du fait d'une force majeure ou du fait d'un tiers, l'impact des changements de contexte doit pouvoir être mesurer par les professionnels, apprécié en termes de risques et présenté de façon à ce que les choix soient arrêtés d'un commun accord. 

La 4D offre les moyens de présenter les éléments sur la base d'hypothèses réelles, das un contexte virtuel, simulant le déroulement dans le temps des étapes de la construction. Ce qui apparaît comme  une pomme de discorde devient l'objet d'une âpre discussion pour déterminer comment résoudre au mieux un problème mais sans affect. 

Concevoir et penser son projet en 4D permet d'éviter un certain nombre d'écueil car le professionnel accroît de façon notoire sa chance d'être compris par son interlocuteur.

Mauvaise foi. Elle consiste à utiliser un artifice pour tenter d'obtenir un droit que l'on a pas ou pour se soustraire à une obligation. Réclamer au-delà de ce qui est normal, se défausser alors qu'on devrait assumer sa responsabilité.
Lorsqu'il s'agit de rechercher une responsabilité ou de vérifier si le travail a bien été réalisé, la simulation 4D est une bonne méthode de travail.
Certes les parties pourront toujours discuter les hypothèses mais il s'agit de dérouler visuellement l’enchaînement de faits dans le temps.
Effectuer une analyse post-mortem, simuler les conditions, imaginer une variante, mesurer les impacts et les conséquences,c'est le travail de tout expert (judiciaire, à charge ou à décharge).



CONCLUSION 
 La 4D par sa relation directe et en temps réel entre le planning et le modèle offre par sa nature les moyens d'illustrer visuellement un ordonnancement et de révéler à chacun et sans équivoque le déroulement d'un phasage. 
Elle devient un outil de travail sur lequel les parties peuvent argumenter. Mais révèle par transparence (à la vue de tous) des éléments permettant d'établir une preuve et/ou d'argumenter. Il appartiendra toujours aux arbitres/magistrat de trancher mais les parties pourront utiliser la 4D comme support de leur démonstration. 

mercredi 31 décembre 2014

4D - APPRÉCIATION DU RISQUE DE CONSTRUCTIBILTE

Analyse de Risques & 4D 


Complémentarité nécessaire dans les projets de Construction & Assemblage




INTRODUCTION 

S’attacher à identifier et traiter méthodiquement les risques relatifs aux activités d’un projet vise à réduire la probabilité d’échec ou les incertitudes de succès.
Des études [1] précisent que la spécificité des projets de construction porte essentiellement sur les dépassements de budgets et notamment sur leur caractère exponentiel en fonction de la complexité des ouvrages.
Sur une période de 14 années et sur un total de 1178  projets (de 1974 à 1988), 63% des projets ont connu une augmentation d’au moins 35% à 45% de leurs coûts. Par ailleurs quelques accidents survenus sur les projets (effondrement d’ouvrages) ont conduit les pouvoirs publics à se positionner sur l’appréhension des risques depuis 2009.

GESTION STRATÉGIQUE DU RISQUE

La gestion stratégique du risque dans le domaine de la construction propose un éventail de comportements passant par la prévention, l’acceptation du risque, sa réduction et éventuellement son transfert. Pour chacune des typologies de traitement du risque, le gestionnaire du projet adopte une attitude liée à la situation rencontrée.
On parle de « prévention » en cas de risque immédiat et lorsque le danger peut se révéler dramatique. L’ « acceptation » repose sur une analyse préalable mettant en évidence les dommages exposés en cas de réalisation du risque. Dès lors, si une fois mesuré, la gravité est minime (bien que le risque zéro n’existe pas) le risque est  accepté.
La « réduction » du risque porte sur le fait que, comme le risque est inhérent à l’activité, des contremesures sont mises en place pour l’atténuer et/ou en réduire la portée.
Dans le domaine opérationnel de la construction, le « transfert de risques », vise à sous-traiter, co-traiter et/ou externaliser des activités. Une étude coût/risques permet de démontrer l’intérêt de recourir au transfert de risques du fait de la spécialisation des intervenants (plus rapide et moins chers).

LA DÉCOMPOSITION DES FACTEURS DE RISQUES

Dans le cadre de la construction, la décomposition des facteurs de risques repose sur leur origine interne et externe au projet.
Les facteurs de risques externes portent sur l’ensemble des éléments impactant le projet sans en être une composante (économie mondiale et/ou locale – nationale, politique, cadre législatif et évènements naturels climat).
Les facteurs de risques internes sont attachés au projet. Ils sont regroupés en fonction des acteurs et des activités du projet.
Voici un exemple[2]:




La décomposition matricielle risque/tâches permet de faciliter une vision dynamique des phases du projet.
Le projet GERMA[3] dresse un registre des risques actualisé dans le domaine de la construction.

ANALYSE DES RISQUES

L’analyse des risques repose sur  différents types de méthode dont en voici une liste non exhaustive :

Brainstorming
Entretiens structurés ou semi structurés
Techniques Delphi
Listes de contrôle
Analyse préliminaire du danger
Etudes de danger et d’exploitabilité (HAZOP)
HACCP (Hazard Anal and Critical Control Points)
SWIFT
 Analyse de scénario
 Analyse d’impact sur l’activité
 Analyse de causes profondes
 Analyse des modes de défaillance et de leurs effets
 Analyse par arbre de panne
 Analyse par arbre d’évènements
 Analyse causes-conséquences
 Analyse des causes et de leurs effets
 Analyse des niveaux de protection (LOPA)
 Arbre de décision (à critère unique)
 Analyse « nœud de papillon »
 Analyse des conditions insidieuses (analyse transitoire)
 Analyse de Markov
 Simulation de Monte-Carlo
 Analyse bayésienne/réseaux de Bayes
 Matrice conséquence/probabilité
 Analyse coût/bénéfice
 Analyse de décisions à critères multiples

Parmi toutes ces méthodes, il est intéressant de se pencher sur l’analyse probabiliste de Monte Carlo.

Associée à une distribution de résultats triangulaire fondée sur le minimum, le plus probable et le maximum en matière de délai et/ou de coûts, cette technique d’analyse génère un très grand nombre de variables aléatoires  Elle permet de déterminer la valeur attendue des risques en fonction des données des processus précédents. Elle offre aussi la possibilité de définir différents indicateurs permettant de mieux qualifier les activités à réaliser (analyse de sensibilité, indice de criticité, corrélation d’événements…)



Cette méthode donne un type de résultat suivant : (exemple) pour atteindre 60% de chance de voir son projet se terminer à date prévue, il faut ajouter au planning une marge de 35% du délai total du projet.


ANALYSE PROBABILISTE & RÉALITÉ DE CONSTRUCTION

Analyse d’impact et modèles alternatifs

Si l’analyse de risques permet de définir des probabilités de réussite et des marges à prévoir, elle offre aussi une analyse sous un angle différent des données de planification. Là où le bon sens et les méthodologies maîtrisées (CPM, PERT…) permettent d’intuiter des zones d’attention, l’analyse de risque permettra, à travers la définition des analyses de sensibilité ou des indices de criticité, d’anticiper les problèmes sur d’autres axes de réalisation. Ce focus sur des activités non-identifiées préalablement comme sensibles sera d’autant plus performant que des analyses sur la réalité de la construction (par exemple : association des modèles de conception 3D avec le planning) pourront alimenter les scénarios d’acceptation ou de réduction des risques. Que des solutions alternatives soient identifiées ou non, ce travail méthodologique permettra de sécuriser l’ensemble de la planification et donc le degré de confiance (la probabilité) dans l’atteinte des objectifs.

Allonger de 35% la durée d’un projet pour avoir 60% de chance de déterminer à date prévue donne une indication statistique importante. Néanmoins, la réalité de construction ne permet pas d’appliquer de façon uniforme les 35% sur l’ensemble des tâches du projet. Certaines disposent d’un délai fixe non modifiable (ni extensible ni réductible) sauf à désorganiser la gestion du chantier et/ou à provoquer une série d’interruption de travail.
Pour répartir les 35% au mieux, il faut pouvoir visualiser les séquences de montage de ces scénarios probabilistes.

Par le fait de relier les éléments graphiques d’une maquette numérique (3D) aux tâches d’un planning, la 4D offre une représentation visuelle dynamique des séquences d’un planning.
Appliqué à des scénarios probabilistes (issue de l’analyse des risques simulation Monte Carlo) , la 4D permet de mesurer l’adéquation ou la nécessité de réajustement des plannings par rapport à la réalité du terrain.
La 4D vérifie la cohérence des choix probabilistes et conforte les prises de décisions.
Elle met en relief les interfaces chantier à gérer issues des scénarios de construction et offre une meilleure compréhension de la gestion des coactivités.

La 4D complète l’analyse des risques car elle réconcilie une approche statistique et une réalité d’expérience et de terrain en les faisant s’ajuster l’un à l’autre sans les opposer nécessairement.

La Rédaction 




[3] Syntec édition 2012


[1] Proposé par D. BREYSSE, H.NIANDOU, M. CHAPLAIN, F. JABBOUR P. - Université Bordeaux 1, Ghymac – voir 1


[2] Voir « Identification des risques pour les projets de construction : revue des pratiques internationales et propositions ». D. BREYSSE, H.NIANDOU, M. CHAPLAIN, F. JABBOUR P. - Université Bordeaux 1, Ghymac, Avenue des facultés, 33405 Talence cedex -   Marseille, 24-28 août 2009 

mardi 24 août 2010

BIENTOT UNE FICHE TECHNIQUE SYNCHRO

SYNCHRO LTD FRANCE - PRIMAFRANCE SYSTEMS
Vous êtes déjà utilisateur SYNCHRO ou vous souhaitez le devenir



Dans quelques jours nous mettrons en ligne une FICHE TECHNIQUE sur SYNCHRO qui offre
  • une définition de l'environnement du logiciel pour une utilisation performante et qui propose
  • un descriptif de son fonctionnement à travers sa philosophie et ses fonctionnalités.



    Vous souhaitez partager des expériences SYNCHRO ou échanger sur cet outil, son utilisation, son pilotage, rejoignez la communauté des utilisateur SYNCHRO devenez membre sur ce blog


    Vous êtes en difficulté, vous avez besoin du support SYNCHRO en H2VA*, contactez PRIMAFRANCE SYSTEMS au 01 56 83 87 30










    *H2VA = méthodologie de support sur la gestion de projet crée et développé par PRIMAFRANCE

lundi 23 août 2010

SYNCHRO PROFESSIONAL


SYNCHRO LTD FRANCE - PRIMAFRANCE SYSTEMS

Synchro Professional permet:
- une visualisation de construction complète,
- la programmation du projet,
- une gestion avancée du risque,
- la synchronisation avec des modifications de conception,
- la gestion de la chaîne logistique et l'affectation du coût pour une simulation de construction virtuelle complète.
Synchro Professional offre des options de reprogrammation alternatives, l'affectation de ressources et des économies de temps et d'argent pouvant être évaluées.
Utilisez Synchro Professional, pour définir et communiquer, à l'ensemble de votre équipe de livraison de projet de construction, l'endroit et le moment où un travail est effectué sur votre projet.
Synchro Professional peut fonctionner seul - en gérant le modèle de projet indépendamment - ou en association avec le serveur Synchro Server en gérant un accès collaboratif vers un modèle de projet centralisé.



vendredi 20 août 2010

PROLOGUE

Synchro. Synchronisation. Coordonner plusieurs actions. Faire se dérouler en même temps. Faire se rencontrer dans le même espace temps le planning et la visualisation 3D.

Comment est-ce possible ? Pourquoi cela est-il souhaitable? Quels en sont les intérêts ?

PRIMAFRANCE SYSTEMS, spécialiste depuis plus de 15 ans dans la gestion de projet http://www.primafrance.com a mis en place ce Blog avec pour objectif de vous faire partager (à travers un concept, une méthodologie et un outil) tout ce qui attrait à la 4D dans le domaine du project management appliqué à l'industrie.

La construction d'une usine, d'une tour, d'un batiment dont l'ingéniérie se révèle complexe implique la coordination entre le planning et sa représentation.

A travers, une gamme de produit que nous allons vous présenter, une méthodologie éprouvée et une actualité documentée, nous allons vous faire partager l'expérience PRIMAFRANCE SYSTEMS sur SYNCHRO et la SYNCHRONISATION 4D

Bonne lecture et bonne réflexion autour de la 4D.