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lundi 4 janvier 2016

2016 sera l'année du BIM ou ne sera pas !!!


Bien que l'on dise du secteur du bâtiment qu'il est conservateur et traditionnel, l'année 2016 sera l'année du BIM !
La machine est lancée et de nombreuse initiative voient le jour.

LES SALONS 
Sans vouloir prophétiser à outrance,  les éditeurs devraient passer à l'offensive. On ne compte plus le nombre de rendez-vous et exhibitions prévues pour l'année 2016. 
Une déclinaison intelligente - Plutôt que de venir présenter leurs produits et autres nouveautés, les salons à thèmes sont venue structurer l'approche du BIM à travers le caractère collaboratif des espace de travail à construire et les interrogations légitimes sur comment réinventer les relations de  travail.
On parle également de ville intelligente, concept où se croisent les infrastructures de mobilités les opérations immobilières de rénovation urbaine intégrant cette technologie. 
Un écueil à éviter - il ne suffit pas de partager la technologie pour faire vivre mieux les citoyens. Les  industriels l'ont bien compris, les professionnels du secteur aussi. Dès lors on assiste à une multiplication de projet de type expérimentaux (d'appel à projets) pour "tester" et tenter de mettre en oeuvre des "expérience BIM" sur des domaine précis. L'objectif poursuivi consiste à innover en prenant le moins de risque possible. Circonscrire le périmètre d'une opération et en mesurer les effets.
Avoir une vision globale pour ne pas réduire le BIM seulement à du Dessin Assisté par Ordinateur.

INITIATIVES PRIVÉES 
Est-ce le BIM qui donne un nouvel élan à l'industrie du bâtiment ou bien est-ce l'inverse ?
Pas besoin de polémiquer sur la cause et l'effet. Chacun est le moteur de l'autre. Dans une économie complexe et difficile, l'innovation est un puissant vecteur de communication marketing. Mais si on rivalise de technologie c'est aussi pour amener de la performance sur les projets. Produire mieux et moins cher. 
Un constat - Pour autant si la mobilisation des pouvoirs publics est conséquente, les initiatives restent tournée vers le financement des projets innovants. Quelques initiatives, provenant de certaines collectivités locales, ne sont pas passées inaperçues, mais sont loin de constituer la base des projets. Or comment envisager un essor plus conséquent si la commande publique ne se met pas à l'heure du BIM ?

ENJEUX DU FUTUR 
le BIM est à la construction ce que la partie immergée est à l'Iceberg. On n'en connait qu'un seul pan (et pas des moindres)  mais l'essentiel est ailleurs.
Concevoir en BIM implique non seulement de construire  mais également de maintenir en BIM.
L'enjeu est ici. Face aux coûts engendrés par l'exploitation et la maintenance des constructions, il est essentiel que le BIM ne soit pas vu que comme un outil destiné à comprendre le travail des professionnel du bâtiment. 
La maquette numérique doit devenir un livrable que la maîtrise d'oeuvre remettra à la maîtrise d'ouvrage.
A la maîtrise d'ouvrage d'en faire bon usage (à transmettre à la direction des services généraux  pour mettre en place un plan de maintenance optimisé).
Mais chaque chose à un prix.  Obtenir un DOE en 3D c'est accepter de considérer que la maquette numérique à un prix. Il appartient aussi aux acteurs publiques de donner un cadre contractuel pour indiquer quel BIM ils souhaitent. 
Prise de conscience - le chemin sera long mais gageons que les professionnels de la commande publique trouveront les moyens de bien équilibrer la balance. Il ne suffit pas de demander du BIM, encore faut-il demander le BIM dont on aura besoin. 


La Rédaction 







vendredi 26 juillet 2013

RÉTROSPECTIVE 4D ET MAQUETTE NUMÉRIQUE


Le BIM fait son chemin en France 

Longtemps défendu dans les approches de construction anglo-saxonnes, le BIM arrive en France. 
2013 a vu naître l'Association BIM France dont l'objectif est de promouvoir l'usage de la maquette numérique auprès des acteurs publics.
Par ailleurs, une initiative a été lancée au sein du Plan Bâtiment Durable pour sensibiliser les gestionnaires de Patrimoine et plus généralement les maîtres d'ouvrages à l'utilisation de la maquette numérique: l'objectif premier consisterait, avant la fin de l'année, à mettre en place une méthodologie de la maquette numérique.

Le Havre,  Ville Pionnière en matière de 3D

Ayant démarré par la modélisation en 3D de la maquette de la Ville, cette opération longue et complexe qui couvre 65 km² de la surface de la ville a le mérite d'avoir été le préalable à la mise en place des projets BIM pour les plans de construction et d'urbanisme sur l'agglomération.
Les commandes publiques en matière de travaux (neufs ou rénovation) semblent intégrer la nécessité de présenter le projet en BIM et la Ville a même souhaité pour certains ouvrages la réalisation d'une cinématique en 4D.

Cette maturité dans la vision de ce que représente la 4D et le BIM pose une interrogation : Pourquoi ne pas généraliser l'utilisation de la 4D dans le cadre de l'Aménagement Public ?

Comme l'explique Patrick Morinat, Directeur adjoint du service Grands Projets Aménagement & Perspectives de la Ville du Havre (in Batiactu  - La maquette numérique au service des infrastructures du Havre  - Grégoire Noble - 07/06/2013) "la 3D...est un outil technique qui permet de mesurer l'impact des projets..."

On peut imaginer aisément le bénéfice si en prolongeait les effets de la 3D par une lien avec le planning (4D) !!
Depuis 2012 des réflexions ont été engagées auprès de certains aménageurs (EUROMEDITERRANEE) mais l'avenir reste à bâtir en matière de 4D pour les acteurs publics.


La Rédaction   

mardi 18 octobre 2011

COLLECTIVITES TERRITORIALES


LA 4D : AU SERVICE DE LA GESTION DE LA PERFORMANCE COLLECTIVE

L’Etat débloque, 3 Milliard d’euros pour soutenir les collectivités territoriales. Le Gouvernement a choisi de porter 93 projets innovants (jusqu’à 191 millions d’euros). La Fonction Publique institue une prime d’intéressement à la performance collective.


Un constat s’impose : la notion de résultat devient un enjeu financier et un levier de motivation


Dans le cadre des grands projets d’aménagement urbain, il ne suffit pas de vouloir pour être efficace. Et encore faut-il l’être ensemble !

La gestion de ce type de projet doit passer par la redéfinition des approches méthodologiques de travail (ordonnancement et structuration des activités dans un schéma global et définition de processus cohérent de communication).

Partager la même réalité est essentiel. Un progrès notable a été fait grâce à la réalité virtuelle. La modélisation en 3D permet d’offrir une représentation identique à toutes les parties prenantes. Elle élimine les risques de mauvaise représentation des ouvrages à construire car ce qui était autrefois abstrait devient virtuellement concret.

La communication s’en trouve grandement facilitée.
De nombreuses collectivités l’ont déjà compris et utilise la 3D pour visualiser  et représenter leur territoire dans leur projet d’aménagement.



Un second pas à franchir

Mais avoir une vision statique ne suffit pas. Il faut être capable de simuler le mouvement.
La gestion des durées, représentée par le planning manque bien souvent de représentation graphique. Cette insuffisance a été comblée grâce à la 4D.  L’alliance des maquettes numériques en 3D et du planning offre des possibilités de performance très concrète.

Gérer[1] sous forme d’illustration graphique, ses plannings de phasage de travaux, modéliser de façon dynamique ses études d’impact, simuler les phasages lors de la présentation de solutions face à une difficulté, tel est l’apanage de la  4D.

La 4D, en tant que référentiel méthodologique de travail, associe le Design architectural et l’ingénierie comme composante l’une de l’autre.

Fédérant les bureaux d’étude, les constructeurs, les architectes ainsi que leur sous-traitant autour du donneur d’ordre, le maître d’ouvrage va pouvoir mesurer, comparer, suivre et décider au moyen de la 4D avec une vision plus claire, ses projets.

Créer de véritable passerelle entre les métiers pour éviter d’isoler les parties prenantes sur un projet, tels sont les principes posées par la démarche 4D.


Une démarche innovante de réalisation des projets :

Au lieu de concevoir le Design et le séquençage des travaux de façon séparée, la 4D propose de réaliser le Design à partir du phasage. Cette contrainte de construction, (alors que nous n’en sommes qu’à un stade virtuel), est le gage de réussite du projet : 


Les difficultés réelles  sont évitées sur le terrain puisqu’elles sont rencontrées lors de la construction virtuelle.


La modélisation des solutions est plus aisée en 4D plutôt que sur le terrain.

Enfin L’approche 4D gère le projet depuis les phases amont jusqu’à la clôture du chantier. Lors de la conception du projet, les modèles numériques ne sont pas définis. Il est possible de les représenter par des enveloppes graphiques et les relier à des plannings de phasage macro. 


Mais au fur et à mesure de l’avancée du projet, les modèles 3D affinés  et les plannings de détails seront substitués aux éléments initiaux tout en gardant la même logique d’ordonnancement établie initialement.

La 4D en tant que méthodologie de travail s’appuie sur l’ingénierie concourante et la renforce (puisque dans le processus  études/achat/ construction) elle s’immisce entre les phases d’étude et d’achat.
Elle fait de la construction réelle, une phase d’exécution qui peut être optimisée et raccourcie assurant ainsi la performance des équipes (depuis la conception jusqu’à l’édification).
  

 



[1] Gérer (concevoir, exécuter, suivre)